Depuis quelques temps maintenant (ce sera pas vraiment un scoop) le web a pris une tournure plus communautaire et plus sociale.
On ne va plus vraiment chercher l’information spontanément via les moteurs de recherche, c’est plutot l’information qui vient à nous, via des « reseaux sociaux », qu’on parcours un peu comme on parcourt son journal le matin au café. C’est le fameux Web 2.0 ! Celui des blogs, d’un internet « humanisé », où la communauté génère son contenu et dispose du pouvoir de mettre en avant (ou pas) une information, régissant ainsi la popularité des sites web.
Lorsqu’on y pense, c’est certainement le changement majeur intervenu dans le web durant ces dernières années. Les acteurs majeurs sont connus de tous. Il y a Facebook et Twitter biensur, mais aussi, des milliers d’autres outils spécialisés dans leur domaine (la photo, la musique, le cinéma, etc) eux aussi axés sur l’aspect communautaire. Dans ce processus, Google n’a pas vraiment été dans la tendance. Il y a bien eu Google Wave qui a fait trembler les murs à son annonce, mais n’a jamais passé le cap de la version beta, ou encore Google Buzz, qui était plutot sur un modèle « twitter-like », avec des messages restreints en volume, mais qui là encore, n’a connu qu’un succès en demi-teinte.
Même cette fois, Google a pris la vague crée par les autres géant, avec 3 actions majeures lancées simultanément en ce début d’été 2011.
Google + : Le web social confirmé
Ca y est, Google lance son propre reseaux social sous le nom de Google +. Un format épuré, clair, très propre, très… Google finalement. Je ne détaillerais pas le service qui n’a rien de révolutionnaire: on reste sur du partage d’information, d’images, de vidéos, etc. Cela dit, l’outil dispose de quelques options de gestion novatrices qui lui permettent de se démarquer des concurrents. Ainsi, Google + rencontre un franc succès en atteignant après seulement quelques semaine, la barre des 20 Millions d’utilisateurs. Impresionnant! Avec ce lancement, Google confirme d’une part qu’il ne peut se passer d’un outil social solide et lancé les concurents se developper et réinventer le web de demain – D’autre part, la communauté confirme également cet attrait pour le web social en répondant activement aux invitations, rendant ce nouveau reseau déjà très actif après quelques semaines.
Google +1: Le Rank communautaire
Ne confondez pas, Google +1 n’est pas un doublon de Google +. Ce serait plutot un complément. A la manière des desormais bien familiers boutons de « partage » social share/like ou tweet present sur la plupart des articles web, s’ajoute maintenant le Google +1. Peu d’information sur l’influence de ce paramètre quant aux ranking des sites, mais des signes qui ne trompent pas. Les statistiques de ce « +1″ sont intégrées aux outils majeurs de reférencemenet (Google Webmaster Tool, et Analytics). Evidemment, ce Google +1 est desormais present sur les pages de resultats Google où l’on peut directement « voter » pour le resultat le plus pertinent. Il sera sans aucuns doute un moyen fort de lutter contre la concurence en créant un lien fort entre « communauté » et « referencement naturel ». Concurence deloyale ? dans un sens, peut-etre bien…
Google Panda: Le Page Rank revu et corrigé
L’algorithme de classement Google est régulièrement mis à jour avec ce qu’on appelle communément les « Google Dance ». Mais contrairement aux mises à jour classiques, la dernière release en date n’est pas un simple ajustement des paramètres standards, mais plutot une véritablement correction de visée. En effet, cette release a pour intention principale de favoriser le contenu « valable ». Pour faire simple (mais aussi parceque biensur, on manque de précision), Google souhaite ainsi mettre en avant les sites fournissant un contenu de qualité, tout comme le ferait… un humain. La pénalisation des « fermes de contenu », produisant du contenu généré automatiquement, est sévère. Ainsi des nombreux sites marchands, dont le contenu reposait sur ce principe, se sont vus sévèrement pénalisés (Pixmania – pour ne citer que lui – à perdu près de 50% de son positionnement SEO). On peut imaginer que dans cette même tendance, la communauté associée au site web est également plus sèrieusement prise en compte dans l’algorithme, via son compte facebook, twitter et surtout le fameux « Google +1″ sorti en parallèle…
Cerise sur le gateau, Google opère en parallèle un redesign complet de ses sites et outils, opèrant ainsi une harmonisation complète de son service. Ajoutez à ça plusieurs options de priorisations des emails dans Gmail – qui vont également complètement dans le sens de la mise en avant d’un ranking « utilisateur » – le google +1, etc, c’est une révolution (pour reprendre le slogan Free)… Tout ça réunit représente donc un véritable virage amorcé par le géant. Et malgré l’innovation a laquelle la firme nous a habitué, force est de constater qu’ici, ils se sont plutot contenter de suivre la tendance. Comme toute société de cette taille, cela ne s’est pas fait simplement, ils n’avaient pas vraiment droit à l’erreur, et cela a donc pris un certain temps pour sortir sur le marché des outils viables. Mais cette fois, c’est fait, et la tendance du web de demain est sèrieusement confirmée : le web sera social ou ne sera pas. Le pouvoir est donc aux internautes, à la limite au web marketing, mais définitivement moins aux experts du code SEO.




Pingback/Trackback
Jeux Agile Scrum : Artists & Specifiers
Roxie a dit :
Et oui, GG développe et intègre le côté web social et communautaire. Pourquoi pas ? C’est la tendance du moment et correspond surement à un besoin des internautes, ou tout au moins à une façon plus « naturelle » de surfer. En revanche, pour Panda, je suis un peu plus partagée. Le problème, à mon sens, n’est pas la modification de l’algorithme, car les spécialistes du SEO travaillent déjà sur les « parades » et faisons leur confiance … ils vont remettre les gros sites (gros budgets référencement) à leurs places initiales. Le problème, toujours selon moi est la toute puissance de GG, qui fort des ses x% de parts de marché est capable d’orienter très fortement les tendances du web. J’irai même jusqu’à dire que le pouvoir n’est pas aux internautes, mais à GG. Cela dit, je n’ai rien contre « eux » et trouve même qu’ils réalisent des choses bluffantes, mais leur puissance et leur poids sur le web a quelque chose d’inquiétant.
Romain Chauny a dit :
Tout à fait d’accord. Et dans ce sens, le « SEO » doit être une science plus large que de simplement optimiser l’indexation dans les moteurs de recherches (et donc GG à 99%), mais aussi s’astreindre à diversifier au maximum les sources de trafic (newsletter, partenaires, etc) afin d’éviter les dépendances.